National Museum of Scotland (Edinburgh)

Qu’il pleuve en Écosse n’a rien d’improbable. Heureusement, la capitale Édimbourg offre au moins, avec le National Museum of Scotland, une attraction à l’abri de la pluie.

Die große Halle des Museums mit ihren Metallsäulen und dem gewölbten Glasdach darüber.
La grande halle du musée

Les Écossais excellent vraiment en trois domaines : l’histoire (sanglante), l’ingénierie et le design. Le National Museum of Scotland traite ces trois thèmes en détail. Et rassurez-vous : le musée est tout sauf poussiéreux.

Rien que la construction du bâtiment enchante déjà les visiteurs. L’entrée paraît certes encore un peu austère…

Der Eingang des National Museum of Scotland.
L’entrée du National Museum of Scotland

… mais dès qu’ils pénètrent dans l’ancienne halle victorienne, la plupart des visiteurs succombent déjà au charme du musée.

La “Grand Gallery”, comme on appelle la halle centrale, est considérée comme la fenêtre sur le monde. On y présente quelques pièces issues des différentes expositions. Pour la section nature, on trouve par exemple le crâne du cachalot Moby.

Der Schädelknochen des Wals Moby.
La tête de la baleine Moby

Moby s’est tragiquement échoué sur la côte écossaise en 1997.

Depuis cet endroit, la visite se poursuit sur plusieurs étages, ainsi que dans une vaste extension. On y raconte par exemple l’histoire de l’Écosse dans ses moindres détails – de la formation de l’île, en passant par l’âge de la pierre et du fer, les Vikings, le Moyen Âge, jusqu’à l’époque moderne.

On y trouve des objets exposés dans des vitrines classiques…

Vorzeitliche Becher aus Ton.
Gobelets préhistoriques

… mais aussi des pièces mises en scène comme de véritables œuvres d’art.

In einer schützenden Box verpackte Schmuckstücke.
Des bijoux présentés comme des œuvres d’art

Le nouveau complexe du bâtiment joue habilement avec la lumière pour mettre en valeur les pièces exposées.

Ausstellungsraum im neuen Gebäude mit einer Harfe.
Salle d’exposition dans le nouveau bâtiment

Il faut un bon moment au visiteur pour parcourir toute la longue histoire de l’Écosse. Dispositifs multimédias et panneaux d’information aident à remettre en contexte ce que l’on découvre.

Ceux qui ont plutôt un faible pour la technique trouveront leur bonheur dans les “Science and Technology galleries”. Avions, voitures, vélos et machines à vapeur, par exemple.

Die Science and Technology galleries mit ihren Flugzeugen an Seilen darin.

Les Science and Technology galleries

Côté science, on trouve aussi sans doute la brebis la plus célèbre du monde : Dolly, le tout premier mammifère cloné.

Der ausgestopfte Körper des Klon-Schafs Dolly.
Dolly

Plus tourné vers l’esthétique, l’espace “Art, Design and Fashion galleries” mérite également le détour.

Bunte Glas-Vasen mit besonderem Design.
Vases au design particulier

Les Écossais se sont d’ailleurs particulièrement illustrés dans le mouvement Arts & Crafts, entre 1870 et 1920.

Arts & Crafts Metallkunstwerk.
Arts & Crafts

Ce style est typiquement britannique, et son représentant sans doute le plus célèbre fut Charles Rennie Mackintosh, originaire de Glasgow. Il inspira une décoration intérieure d’un genre tout à fait particulier.

Charles Rennie Mackintosh Design Sitze.
Design de Charles Rennie Mackintosh

Un peu plus loin, les visiteurs découvrent l’univers de la mode.

Mode im National Museum an Schaufensterpuppen.
La mode au National Museum

La visite s’achève finalement là où elle a commencé, dans la grande halle.

Une chose est sûre : le musée national écossais à Édimbourg demande du temps. Le nombre de pièces exposées, accompagnées d’informations bien préparées, captive les visiteurs pendant de longues heures. Une demi-journée y passe comme un éclair – et même ainsi, on est encore loin d’avoir tout vu.

À savoir : tout en ligne, et l’histoire du National Museum of Scotland

Le National Museum of Scotland est aujourd’hui l’un des musées les plus modernes. Si moderne que 20 000 pièces de la collection sont disponibles sous forme d’images sur Google Arts&Culture, et que les visiteurs peuvent même le parcourir entièrement en version virtuelle.

L’histoire du musée remonte jusqu’en 1780. À cette époque – celle des Lumières – quelques Écossais fondèrent la Society of Antiquaries of Scotland. Ils commencèrent à rassembler les premières pièces. En 1851, cette collection donna naissance au National Museum of Antiquities.

Parallèlement, l’Industrial Museum of Scotland fut fondé en 1854, et en 1866, il fut transféré, sous le nom d’Edinburgh Museum of Science and Art, dans les halles victoriennes. C’est d’ailleurs pourquoi Édimbourg célébra en 1916 ses 150 ans d’existence. Dans la halle, on peut d’ailleurs admirer des pièces typiques de cette époque ancienne, comme la fontaine verte en fonte de Walter MacFarlane & Co.

Ein alter, grüner Brunnen aus Gusseisen steht in der MItte der Halle.
Fontaine en fonte

Après plusieurs changements de nom, le nouveau musée consacré à l’histoire écossaise vit enfin le jour en 1998. Depuis 2011, les deux parties sont réunies au sein d’un même complexe. Et à partir de 2018, une exposition consacrée à l’Égypte et à l’Asie était prévue.

Astuce : écouter jouer l’horloge du millénaire

En se dirigeant depuis la grande halle vers le sud, en direction des escalators, le visiteur aperçoit sur sa gauche une étrange horloge monumentale. Le “Millennium Clock Tower” a été créé en 1999 et mesure environ dix mètres de haut.

Der Millenium Clock Tower ist ein wildes Sammelsurium aus Puppen, Teilen und Zahnrädern, die eine Uhr ergeben.
Le Millennium Clock Tower

Chaque segment raconte sa propre histoire, à découvrir peu à peu. Tout en haut, par exemple, se trouvent douze figures représentant les mois de l’année.

Die zwölf Monate sind als moderne Glas-Kacheln am Kopf des Turmes zu sehen.
Les douze mois

L’horloge est censée illustrer la fugacité du temps, ce qu’elle fait en partie à travers des motifs assez sombres liés à l’industrialisation. Elle vaut en tout cas le coup d’œil, et lorsqu’elle se met à jouer, elle attire toujours une petite foule autour d’elle.

Une fois bien rassasié de cette découverte, si une autre forme de faim se fait sentir, une visite au café de la halle principale, au premier étage, s’impose.

Remarque personnelle : un cercle d’enfants dans le musée

Des chants d’enfants en plein cœur de la préhistoire écossaise ? Je me suis d’abord beaucoup interrogé sur l’origine de ces comptines. Un haut-parleur ? Puis, en tournant au coin d’un couloir, je me suis soudain retrouvé devant un grand tapis d’éveil, où des animatrices et des parents étaient assis avec de nombreux enfants. Je me trouvais face aux “Magic Carpet Minis”. Par des chansons et des histoires, les enfants découvrent le musée. Je trouve ce genre d’initiative formidable !

Accès :

Le mieux est de venir en transports en commun. Plusieurs bus s’arrêtent près de Chambers Street. Sinon, il est également possible de rejoindre le musée à pied depuis la Royal Mile en environ 10 minutes.

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