Cercles de pierres, falaises, palais – les îles Orcades offrent une beauté qui leur est propre. Ici, ce ne sont pas seulement les Vikings qui ont laissé une empreinte profonde, mais aussi des peuples depuis longtemps disparus du Néolithique.

Infos sur les Orcades :
» Généralités
» Sites à voir
» Meilleure période pour voyager
» Hébergements
» Comment s’y rendre
» Circuits
» Histoire
Eau et pierre. Ce jeu tantôt sauvage, tantôt tendre entre ces deux éléments a façonné – et façonne encore aujourd’hui – les Orcades, cet archipel situé juste au-dessus de la pointe nord du continent écossais. C’est ici que se rencontrent les eaux azur de la mer du Nord et de l’Atlantique, qui sculptent avec art de grandes et petites îles dans le tendre grès rouge. Au-dessus s’étend à chaque fois un tapis d’un vert luxuriant.
L’archipel des Orcades présente plutôt des îles plates ; seule Hoy offre quelques collines sérieuses. Sinon, de fertiles plaines de bruyère et d’herbe s’étendent sur les îlots, qui tombent souvent abruptement vers la mer, créant des beautés déchiquetées comme les falaises de Yesnaby.
Mais les Orcades sont surtout célèbres pour leur héritage historique. Avec le Ring of Brodgar, les Standing Stones of Stenness et le village néolithique de Skara Brae, les îles du nord offrent des témoignages majeurs et magnifiques de l’art de bâtir des peuples du Néolithique. Regroupées sous le nom de « Neolithic Heart of Orkney », ces découvertes font aujourd’hui partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les héritages des Vikings, puis des Norvégiens, ne sont pas moins impressionnants. Ils y ont érigé palais et cathédrales.
Les Orcades valent donc la peine d’une visite prolongée, qui vous emmène des millénaires en arrière, et cela dans un paysage étonnant.
Généralités : infos sur les îles Orcades
Les Orcades forment un archipel de pas moins de 62 îles, dont 16 sont habitées. L’île principale s’appelle simplement « Mainland » et mesure 40 kilomètres de long sur 26 kilomètres de large.
Le nom vient soit du nordique « Orkn-eyjar », qui signifie à peu près « îles des phoques ». Soit, ce qui est plus probable, la partie « Orc » du nom désigne une tribu picte, dont le signe était le « sanglier ».
Outre Mainland, l’« île haute » de Hoy est la deuxième plus grande des Orcades. Elle est connue pour son aiguille rocheuse, l’Old Man of Hoy (en allemand pour l’instant), que l’on a même pu voir dans un clip des Eurythmics. Hoy doit son nom d’« île haute » à sa montagne relativement élevée, le Ward Hill, qui culmine à environ 480 mètres.
D’autres grandes îles de l’archipel sont Burray, South Ronaldsay (toutes deux reliées à Mainland par une digue), Shapinsay, Rousay, Stronsay, Eday, Sanday, Westray, North Ronaldsay, Wyre et Flotta.

Toutes ces îles ont un point commun : le matériau dont elles sont faites. Le « old red sandstone », le « vieux grès rouge », y domine. Et de fait, ce matériau confère aux Orcades une coloration tout à fait unique, oscillant légèrement entre le rouge et l’ocre. On le voit non seulement sur la côte, où la roche perce sous le tapis vert d’herbe et de bruyère, mais aussi dans les bâtiments et monuments érigés au fil des cinq derniers millénaires sur les différentes îles. Comme il n’y a pratiquement pas de bois sur les Orcades, le grès est ainsi devenu le matériau de construction essentiel.
Sites à voir : les temps forts des Orcades
Bien sûr, les sites suivants ne sont qu’une sélection de temps forts. Il y a encore bien plus à découvrir sur les îles.
St Magnus Cathedral

Le centre spirituel des Orcades appartient au peuple et non à l’Église, c’est pourquoi l’entrée y est gratuite. La St Magnus Cathedral n’est pas seulement magnifique, elle reflète aussi de nombreux jalons de l’histoire : des ossements de saint Magnus jusqu’à la plaque commémorative pour les victimes du Royal Oak, coulé par un sous-marin allemand.
Plus d’informations sur la St Magnus Cathedral (en allemand pour l’instant).
Bishop’s Palace

Les évêques des Orcades résidaient ici depuis le XIIe siècle. C’est également ici que mourut le roi norvégien Håkon IV. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent parcourir les ruines du palais. Le billet d’entrée est également valable pour l’Earl’s Palace situé juste à côté.
Plus d’informations sur le Bishop’s Palace (en allemand pour l’instant).
Earl’s Palace

À deux pas du Bishop’s Palace se trouve l’Earl’s Palace. Il date de la Renaissance, c’est-à-dire ici du XVIe siècle. Les visiteurs peuvent eux aussi déambuler dans ses anciennes salles ; des panneaux d’information expliquent en détail à quoi ressemblait le palais à son apogée.
Plus d’informations sur l’Earl’s Palace (en allemand pour l’instant).
Highland Park Distillery

Depuis plus de 200 ans, on distille du whisky à cet endroit, et le bâtiment lui-même a plus de 190 ans. Highland Park est l’une des rares distilleries écossaises à encore malter elle-même son orge. Les visites guidées se terminent bien sûr par une dégustation.
Scapa Distillery

Un peu plus récente, mais en rien inférieure, la Scapa Distillery se trouve un peu à l’écart de Kirkwall, dans un cadre pittoresque surplombant la baie et sa plage de sable. Fondée en 1885, Scapa Distillery a connu de nombreuses interruptions au fil du temps. Mais depuis 2004, elle est de nouveau pleinement en activité et se visite.
Italian Chapel

Des prisonniers de guerre italiens furent internés sur les Orcades pendant la Seconde Guerre mondiale. En plus du travail difficile qu’ils accomplirent, notamment la construction des Churchill Barriers, ils aménagèrent de façon improvisée une chapelle italienne, qui compte aujourd’hui parmi les plus beaux sites des Orcades.
Plus d’informations sur l’Italian Chapel (en allemand pour l’instant).
Maes Howe

Plus ancien que les pyramides, et presque aussi impressionnant de l’intérieur : Maes Howe est un tombeau à tumulus du Néolithique, un exemple éclatant du savoir-faire architectural de l’époque. On y trouve même, à l’intérieur, des graffitis vikings.
Plus d’informations sur Maes Howe (en allemand pour l’instant).
Standing Stones of Stenness

Érigés vers 3100 avant J.-C., trois monolithes gigantesques se dressent ici, culminant jusqu’à six mètres de haut. Un incontournable.
Plus d’informations sur les Standing Stones of Stenness (en allemand pour l’instant).
Ring of Brodgar

36 pierres forment ici un cercle ; l’une d’elles a même été frappée par la foudre. Elles datent elles aussi du Néolithique, vers 2700 avant J.-C.
Plus d’informations sur le Ring of Brodgar (en allemand pour l’instant).
Stromness

Le village de Stromness recèle sa propre et longue histoire. Se promener dans ses vieilles rues et admirer la vue sur le port est un vrai plaisir. On y trouve aussi quelques petits musées, comme le Stromness Museum, qui présente des objets historiques, et le musée d’art Piers Arts Gallery.
Yesnaby Cliffs

Envie d’une petite promenade avec un décor grandiose ? Direction les falaises de Yesnaby. Elles comptent parmi les merveilles naturelles des Orcades. Depuis le parking, il ne faut que quelques pas pour voir les falaises. Pour qui a un peu plus de temps, la marche le long de la côte jusqu’à l’aiguille rocheuse de Yesnaby vaut le détour.
Plus d’informations sur les Cliffs of Yesnaby (en allemand pour l’instant).
Skara Brae

On pourrait presque dire : un lotissement de maisons mitoyennes datant de l’âge de pierre – c’est Skara Brae. Quelque part entre 3200 et 2200 avant J.-C., les habitants vivaient ici presque comme nous. Ils avaient des lits, des foyers et des étagères. Une partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Plus d’informations sur Skara Brae (en allemand pour l’instant).
Skaill House

C’est ici que vivait autrefois le découvreur de Skara Brae, c’est pourquoi Skaill House se trouve juste à côté. Les visiteurs de Skara Brae parcourent quelques centaines de mètres avec le billet acheté au Visitor Center. Ils peuvent explorer un manoir renfermant de beaux trésors. Une fauconnerie avec démonstration de vol se trouve également sur place.
Plus d’informations sur Skaill House (en allemand pour l’instant).
Orkney Brewery

Dans un village au nom étrange, Quoyloo, se trouve l’Orkney Brewery. Elle produit plusieurs bières savoureuses, que les visiteurs peuvent déguster sous forme de « paddles » – de petits plateaux réunissant plusieurs petits verres de bière. On y sert aussi un solide déjeuner. En été, mieux vaut réserver une table à l’avance.
Earl’s Palace Birsay

Le prédécesseur de l’Earl’s Palace de Kirkwall se trouve près de Birsay. Il n’était sans doute pas moins impressionnant que le palais qui lui succéda finalement. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent errer dans les ruines et, grâce aux panneaux d’information, imaginer sa grandeur passée.
Plus d’informations sur l’Earl’s Palace (en allemand pour l’instant).
Brough of Birsay

Une petite île de marée se trouve à l’ouest du Mainland des Orcades : le Brough of Birsay. Et rien que la vue depuis le parking sur ce petit joyau au large de la côte vaut le déplacement. Les vagues, les rochers, la plage… magnifique. Une promenade jusque là-bas se révèle encore plus belle. Le visiteur doit toutefois prêter attention aux marées, car de l’autre côté, il n’y a aucun habitant pour offrir un abri.
Plus d’informations sur le Brough of Birsay (en allemand pour l’instant).
Broch of Gurness

Entre les hommes de l’âge de pierre et leurs constructions et les Vikings, un autre peuple vivait ici : les Pictes. Eux aussi ont laissé des traces, et l’une d’elles est le Broch of Gurness, une ancienne et gigantesque tour de pierre entourée des ruines d’un village picte.
Plus d’informations sur le Broch of Gurness (en allemand pour l’instant).
Old Man of Hoy

Ce n’est que depuis le ferry entre Stromness et Thurso, ou lors d’une randonnée sur l’île de Hoy, que l’on peut apercevoir cette gigantesque aiguille rocheuse. Elle mérite en tout cas le détour.
Plus d’informations sur l’Old Man of Hoy (en allemand pour l’instant).
Brough of Deerness

À l’est de Mainland s’étend la péninsule de Deerness. On y trouve la réserve naturelle de Mull Head. Deux sites sont particulièrement intéressants ici : la faille terrestre « The Gloup » et le promontoire « Brough of Deerness », avec les vestiges d’une colonie viking. Une randonnée permet d’explorer la nature, l’histoire et la géologie de la région.
Plus d’informations sur le Brough of Deerness (en allemand pour l’instant).
Autres sites intéressants
À Kirkwall, une visite en soirée à l’Orkney Distillery vaut le coup – c’est ici qu’est produit l’un des deux gins de l’archipel, et l’on peut également y réserver des visites. Le second gin est produit sur l’île de Burray. Une visite n’y semble en revanche pas possible actuellement.

Pour ceux qui connaissent déjà Maes Howe, on peut aussi visiter l’Unstan Chambered Cairn (en allemand pour l’instant), tout proche.

Meilleure période pour voyager : climat et météo
Les Orcades sont une pochette-surprise météorologique. Lors d’une visite en 2019, j’ai connu en l’espace de trois jours un soleil chaud, une pluie fine et froide, et des vents de tempête qui ont failli retarder le décollage de l’avion. Le vent, au moins, reste une certaine constante sur les îles – c’est d’ailleurs pour cela qu’on n’y voit pratiquement aucun arbre, sauf dans quelques creux bien abrités.
Il existe néanmoins, sur les Orcades aussi, des mois de voyage à privilégier, comme le montre le diagramme climatique :

On le voit bien : mai est, comme dans presque toute l’Écosse, un bon mois pour voyager. Les précipitations y sont alors les plus faibles et le soleil brille abondamment. Seule la chaleur manque encore. Elle augmente ensuite les mois suivants : juin, juillet et août offrent les meilleures conditions de voyage. À partir d’octobre, le temps se dégrade, mais on peut néanmoins encore profiter de belles journées durant cette période.
La situation septentrionale des îles a un autre effet : en été, les journées sont très longues, et en hiver très courtes. Ainsi, en juin, il fait souvent jour de trois heures du matin à neuf heures et demie du soir. Tandis qu’en hiver, le soleil ne se lève qu’à neuf heures et se couche déjà vers quinze heures trente.
Le temps est souvent clair sur les Orcades, ce qui est fantastique aussi bien pour observer les étoiles que, souvent, pour admirer les aurores boréales. Car il ne faut pas oublier : les Orcades se situent à la même latitude que la pointe sud du Groenland et que Stockholm, la capitale suédoise, si bien que les chances d’assister à ce phénomène céleste ne sont pas mauvaises du tout.
Bonne nouvelle pour tous ceux qui détestent les midges des Highlands : ces vilaines bestioles n’ont que peu de prise sur les Orcades. Aussi souvent que j’y suis allé (et c’est aussi ce que l’on entend dire d’autres voyageurs et des habitants), les moucherons piqueurs n’ont jamais posé problème. Sur les Orcades, il souffle de toute façon presque toujours un léger vent, que les moucherons supportent mal.
Comment s’y rendre : ferries et vols vers les Orcades
Pour rejoindre les Orcades, il faut d’abord se diriger vers le nord sur le continent. C’est de là que partent les ferries qui mènent aux îles.

Comme la plupart des visiteurs de l’île louent une voiture dans l’un des grands aéroports d’Écosse, les deux ferries pour voitures constituent la liaison la plus prisée entre le continent britannique et les Orcades. Alors qu’il n’existait autrefois que l’opérateur Northlink Ferries, une concurrence est apparue depuis quelques années avec Pentland Ferries.
Northlink Ferries : Thurso – Stromness, Aberdeen – Kirkwall
Les Northlink Ferries assurent la traversée depuis Scrabster, près de Thurso, généralement trois fois par jour en haute saison (juin à août) : à 8h45, 13h15 et 19h00. La traversée dure environ une heure et demie. Les tarifs varient fortement selon la saison.
- Basse saison : environ de début janvier à peu avant fin mars, et de novembre à peu avant Noël
- Moyenne saison : à partir de la dernière semaine de mars jusqu’à mi-juin, ainsi que septembre et octobre, ainsi que les deux dernières semaines de novembre et la première semaine de janvier
- Haute saison : de mi-juin à fin août
Itinéraire Scrabster – Stromness
| Basse saison | Moyenne saison | Haute saison | |
| Passagers | |||
| Adultes | 21,35 livres | 23,15 livres | 24,95 livres |
| Enfants | 10,80 livres | 11,60 livres | 12,55 livres |
| Bas âge | gratuit | gratuit | gratuit |
| Tarif réduit | 19,22 livres | 20,84 livres | 22,46 livres |
| Véhicules | |||
| Voiture/camping-car (moins de 6 mètres) | 69,00 livres | 72,00 livres | 77,00 livres |
| Véhicules de plus de 6 mètres, supplément par mètre | 12,55 livres | 14,75 livres | 16,15 livres |
| Vélos | gratuit | gratuit | gratuit |
| Motos | 20,50 livres | 23,15 livres | 26,00 livres |
Itinéraire Aberdeen – Kirkwall
On peut aussi, alternativement, se rendre directement d’Aberdeen à Kirkwall avec Northlink. La traversée dure six heures.
| Basse saison | Moyenne saison | Haute saison | |
| Passagers | |||
| Adultes | 28,00 livres | 36,00 livres | 43,00 livres |
| Enfants | 13,90 livres | 17,55 livres | 21,05 livres |
| Bas âge | gratuit | gratuit | gratuit |
| Tarif réduit | 25,20 livres | 32,40 livres | 38,70 livres |
| Véhicules | |||
| Voiture/camping-car (moins de 6 mètres) | 113,00 livres | 144,00 livres | 151,00 livres |
| Véhicules de plus de 6 mètres, supplément par mètre | 15,20 livres | 18,75 livres | 22,35 livres |
| Vélos | gratuit | gratuit | gratuit |
| Motos | 29,50 livres | 33,50 livres | 36,50 livres |
Tous les tarifs détaillés se trouvent sous ce lien.
Pentland Ferries : Gill’s Bay – St Margaret’s Hope

Pentland Ferries navigue trois fois par jour, et même quatre fois en haute saison (juillet/août). Il accoste à la pointe sud des Orcades, sur South Ronaldsay. La traversée ne dure donc qu’une heure, ce qui convient particulièrement bien aux personnes sujettes au mal de mer. Tarifs approximatifs :
- Adultes : 22 livres
- Enfants : 11 livres
- Voitures : 49 livres
- Motos : 22 livres
- Camping-cars
- jusqu’à 5 mètres : 49 livres
- 5-6 mètres : 67 livres
- 6-8 mètres : 92 livres
- au-delà de 8 mètres : 131 livres
- Vélos : gratuit
- Porte-vélos : 6 livres
Le ferry part habituellement de Gill’s Bay en direction des Orcades à 9h30, 13h00 et 18h45, et revient vers le continent à 7h45, 11h30 et 17h00.
Plus d’informations sur le site de Pentland Ferries.
Loganair : comment s’y rendre en avion

Loganair ne relie pas seulement les îles entre elles ; la compagnie dessert aussi Kirkwall depuis Aberdeen, Édimbourg, Glasgow ou Inverness. Des vols quotidiens partent d’Édimbourg et de Glasgow. Un avion décolle aussi chaque jour d’Aberdeen et d’Inverness ; le prix varie selon la réservation et l’aéroport.
Attention : plus tôt vous réservez, moins cher c’est !
Rejoindre les ferries sans voiture
On rejoint le port de ferry de Scrabster, près de Thurso, pour le Northlink Ferry, en bus Citylink ; depuis Glasgow ou Édimbourg, il faut compter environ 75 livres l’aller simple, pour un trajet de plus de six heures avec au moins un changement à Inverness.
Gill’s Bay, pour le Pentland Ferry, n’est pas accessible directement en bus. Avec le X99 de Citylink, on rejoint Wick pour environ 60 livres par personne l’aller simple. De là, un bus privé assure la liaison vers Gill’s Bay.
En train depuis Glasgow ou Édimbourg jusqu’à Thurso, le trajet dure environ huit heures, avec au moins un changement à Inverness. Comptez entre 40 et 75 livres l’aller simple.
REMARQUE IMPORTANTE : tous les prix indiqués ici sont donnés à titre d’exemple. Je les ai recueillis via les outils de réservation en ligne. Ils sont valables pour 2025 et sont donnés sans aucune garantie.
Hébergements : se loger sur les Orcades
Voici une sélection d’hébergements sur les Orcades sur une carte interactive.
Circuits : deux excursions d’une journée sur les Orcades
Géants de pierre, colonies vikings et tombeaux mystérieux, voilà ce qui caractérise les Orcades. Deux circuits d’une journée permettent d’admirer les principaux sites de l’île principale.

Que réservent les circuits des Orcades ? Les îles ne lésinent pas, avant tout, sur les vestiges de l’âge de pierre : tombeaux, cercles de pierres et anciennes colonies du Néolithique y abondent. Mais palais, cathédrales et paysages d’une beauté étonnante comptent aussi parmi les atouts de l’archipel.
Les Orcades mériteraient bien sûr davantage de temps – quatre ou cinq jours, pour profiter tranquillement de tous les sites. Mais on les intègre souvent à un grand circuit à travers l’Écosse, au nord du pays. Il reste alors souvent bien trop peu de temps. Le visiteur devrait tout de même s’offrir au moins une nuit, et si possible deux, sur place. Sans quoi il manquerait des sites importants de l’île.
On peut bien sûr aussi ne faire qu’une seule excursion d’une journée sur les Orcades. Il existe par exemple, depuis John o’Groats, des offres d’excursions en bus qui répondent à ce besoin. Ou bien on traverse en ferry avec sa voiture et on se limite au premier circuit décrit ici.
Les deux circuits sont assez compacts ; les pauses ne sont pas comptées. Il faut donc partir au plus tard vers neuf heures du matin. Il convient aussi de se familiariser avec les horaires d’ouverture, pour ne pas se retrouver devant des portes closes. Enfin, de bonnes chaussures et des vêtements adaptés aux intempéries sont utiles – sur les Orcades, le temps peut changer rapidement.
Bonne découverte, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires sur ces circuits.
1. La grande boucle de Mainland – (85 kilomètres, 2 heures de conduite, 9 heures au total)
Ce circuit réunit en une seule tournée de nombreux sites du nord de l’île principale. Le temps de conduite pur n’est pas très long, environ deux heures seulement. Mais le circuit est ponctué de nombreuses visites. Ceux qui disposent de plus de temps sur les Orcades peuvent éventuellement le répartir sur deux journées et y intégrer une visite du second grand village de l’île, Stromness.
POINT DE DÉPART – Kirkwall
Nous partons de la capitale des Orcades. Il faut se mettre en route au plus tard à neuf heures. On prend la A965 en direction de Stromness, jusqu’à ce qu’apparaisse le panneau indiquant Maes Howe.

ÉTAPE 1 – Maes Howe (1 heure sur place)
À dix heures démarre la première visite guidée de ce tombeau à tumulus unique en son genre – et c’est seulement ainsi que la visite de Maes Howe (en allemand pour l’instant) vaut vraiment la peine, car de l’extérieur, on ne voit qu’une simple butte herbeuse. L’intérieur est impressionnant, et les guides bien formés savent faire revivre l’histoire sous les yeux des visiteurs.
Important : réservez impérativement par téléphone, quelques jours à l’avance, la visite de dix heures (tél. : +44 1856 761 606). Sans réservation préalable, l’accès n’est pas possible.
Astuce photo : malheureusement, les photos ne sont pas autorisées à l’intérieur. Il ne reste donc que la prise de vue frontale de l’entrée.
ÉTAPE 2 – Standing Stones of Stenness (30 minutes sur place)

Direction maintenant les géants de pierre de Stenness. Depuis le parking de Maes Howe, reprenez la A965 vers Stromness, mais tournez déjà, après quelques centaines de mètres, à droite sur la B9055 en direction de Bay of Skaill. Une aire de stationnement apparaît sur la droite, menant aux Standing Stones of Stenness (en allemand pour l’instant). Ces trois géants de pierre, ainsi que la colonie découverte derrière, méritent vraiment un examen attentif.
Astuce photo : garez-vous de préférence un peu vers le fond de l’aire de stationnement, votre propre voiture ne vous gênera alors pas si vous voulez photographier en direction de la route. Cela peut valoir le coup, car on obtient ainsi le loch en arrière-plan sur la photo.
ÉTAPE 3 – Ring of Brodgar (30 minutes sur place)
Retour sur la B9055 en direction de Bay of Skaill. Après quelques centaines de mètres, un grand parking apparaît de nouveau sur la droite. De là, un chemin traverse la route et monte jusqu’au Ring of Brodgar (en allemand pour l’instant), un grand cercle de pierres où subsistent encore 21 monolithes debout – l’un d’eux a même été frappé par la foudre.
Astuce photo : approchez-vous d’une pierre et positionnez-la sur le côté de l’image, de sorte que l’alignement des pierres se perde peu à peu vers l’autre côté.
ÉTAPE 4 – Cliffs of Yesnaby (30 minutes sur place)

Retour sur la B9055, puis tout droit en direction de Bay of Skaill. Sur la A967, tournez d’abord à gauche vers Stromness, puis après environ un kilomètre, tournez à droite dans un virage. Quelques centaines de mètres plus loin, une route part à gauche vers « Yesnaby ». Suivez-la jusqu’au bout et garez-vous.
Enfilez de bonnes chaussures, avancez de quelques mètres jusqu’aux falaises, et laissez-vous émerveiller par les Cliffs of Yesnaby (en allemand pour l’instant).
Astuce photo : veillez simplement à ne pas tomber. Sinon, les falaises sont déjà assez spectaculaires en elles-mêmes. Par forte houle, observez bien comment les vagues roulent, et où et quand elles se brisent. Je trouve les vagues qui sont sur le point de se briser un peu plus au large particulièrement belles.
ÉTAPE 5 – Skara Brae, Skaill House / Skaill Bay (1 heure sur place)
Prochain arrêt : le village néolithique de Skara Brae (en allemand pour l’instant). Pour cela, reprenez la petite route depuis les falaises jusqu’au prochain carrefour en T, la B9056. Tournez à gauche et roulez environ 10 minutes. Le panneau indiquant Skara Brae apparaît rapidement.

Ce très ancien village de l’âge de pierre n’est toutefois pas le seul intérêt des environs. La Bay of Skaill, la baie où se trouve Skara Brae, ainsi que Skaill House (en allemand pour l’instant), méritent également une visite.
À noter : le billet d’entrée de Skara Brae inclut également celui de Skaill House.
Astuce photo : photographiez absolument la Bay of Skaill, elle dessine tout simplement une courbe merveilleusement photogénique. À son extrémité nord se trouve d’ailleurs une falaise percée d’un trou.
ÉTAPE 6 – Brough of Birsay (1 heure sur place)
D’accord, cela fait beaucoup de choses à la fois, et on n’arrête pas de conduire. Déjà lassé de l’île ? Rassurez-vous, cela aussi fait partie du circuit : le Brough of Birsay (en allemand pour l’instant) est une petite île de marée. Pour la rejoindre et la quitter en toute sécurité, il faut se renseigner sur les horaires des marées, car on ne peut y accéder qu’à marée basse. On peut le vérifier ici.

En quittant Skaill House, vous passez une sortie marquée par des piliers de pierre. Cette sortie se termine en T sur la route principale, la B9056, où vous tournez à gauche. Après quelques kilomètres, elle se termine à son tour en T sur la A967. Birsay est déjà indiquée ici ; au prochain grand carrefour avec panneau de priorité, tournez à gauche. Suivez la route ; juste avant l’ancien Earl’s Palace (que l’on peut d’ailleurs regarder brièvement au passage), un panneau marron indique le Brough of Birsay. Suivez simplement la route jusqu’au parking.
Astuce photo : l’île vue depuis le parking, le chemin qui y mène, et une personne en train de descendre l’escalier. Cela donne de la profondeur et instaure les bonnes proportions dans l’image.
ÉTAPE 7 – Broch of Gurness (30 minutes sur place)
Direction la dernière étape avant le retour, le Broch of Gurness (en allemand pour l’instant), un site de l’âge du fer avec une tour ronde et une colonie qui s’étend devant elle.

Retour sur la route, en passant devant les ruines du palais, puis tout droit sur la A966. Après environ 20 minutes de route, tournez à gauche au panneau indiquant le Broch of Gurness, situé face à l’école d’Evrie. Continuez jusqu’au bout et garez-vous là.
Admirez ensuite le musée et le broch.
Astuce photo : pour être honnête, j’ai trouvé difficile d’y faire une bonne photo. Il y a trop d’éléments isolés à voir ; il faut donc choisir son sujet avec beaucoup de soin. En montant un peu sur le côté, sur la hauteur, on peut peut-être prendre une photo en plongée légèrement de biais.
ARRIVÉE – Kirkwall
Le retour se fait en repassant par l’école d’Evrie, puis à gauche sur la A966, qui se termine au carrefour en T avec la A965. Là, tournez de nouveau à gauche en direction de Kirkwall. Après quelques minutes, vous êtes de retour en ville.
2. La petite boucle de Mainland – (95 kilomètres, 1h45 de conduite, 5 heures au total, plus le temps passé à Kirkwall)
Le second circuit s’intéresse principalement à la partie sud de Mainland, y compris la péninsule de Deerness, ainsi qu’aux îles de Lamb Holm et South Ronaldsay, reliées par une route sur digue. En chemin, on découvre une chapelle étonnante, des vestiges de la Seconde Guerre mondiale et des reliques de l’ère picte et viking.
Ensuite, il reste un peu de temps pour flâner dans Kirkwall même, où il y a également beaucoup à découvrir.
POINT DE DÉPART – Kirkwall
Départ à nouveau de Kirkwall, en direction de la A961 vers St Mary’s.
ÉTAPE 1 – Churchill Barriers (arrêt court)

À St Mary’s, la première route sur digue part à droite vers Lamb Holm. Juste avant d’y tourner, se trouve une baie avec un panneau d’information. C’est la première des Churchill Barriers (en allemand pour l’instant). D’autres suivent en chemin, chacune avec ses propres panneaux et informations. Cela vaut vraiment la peine de s’arrêter brièvement à chaque fois pour lire.
Astuce photo : les épaves de navires rouillées se prêtent bien à une prise de vue au téléobjectif. Les digues elles-mêmes ne sont pas très photogéniques.
ÉTAPE 2 – Italian Chapel (15 minutes sur place)
Traversez jusqu’à la première île et tournez tout de suite à gauche, en suivant le panneau indiquant l’Italian Chapel. L’Italian Chapel (en allemand pour l’instant) est une petite église construite par des prisonniers de guerre italiens, qui ont ainsi apporté un peu du Tyrol du Sud en Écosse. L’histoire de sa création, ainsi que l’amitié qui en est née par la suite, rendent cet arrêt vraiment digne d’intérêt.
On peut alors décider de continuer jusqu’aux Tombs of the Eagle, ou de gagner du temps en se dirigeant directement vers le Brough of Deerness.

Astuce photo : la chapelle offre tant de beaux sujets à l’intérieur comme à l’extérieur que cela vient presque tout seul. À l’intérieur, utilisez un flash indirect.
ÉTAPE 3 – St Margaret’s Hope (1 heure sur place)
Le petit bourg de St Margaret’s Hope est le chef-lieu de l’île de South Ronaldsay. Des ruelles serpentent entre les maisons, en partie anciennes, et le côté qui donne sur la mer est pittoresque. On peut se restaurer au Robertsons Coffeehouse & Bar.
ÉTAPE 4 – Brough of Deerness (1h30 sur place)
Comme à Birsay, le Brough of Deerness est une île de marée. Sur le rocher se trouvent les vestiges d’une colonie picte puis nordique. La traversée reste toutefois encore fermée. Il vaut néanmoins la peine de s’y rendre. La nature y est grandiose, et la grande faille terrestre « The Gloup », juste à côté du parking, mérite déjà le déplacement à elle seule. On peut en outre y faire une randonnée qui peut durer plus d’une heure, selon le temps et l’envie.
En venant du sud, il suffit de reprendre la route vers Lamb Holm. Ensuite, une fois la digue vers Mainland traversée, tournez à droite en direction de Deerness ; vous arrivez sur la A960, puis plus tard sur la B9050. Après le village de Skaill, environ 1,5 kilomètre plus loin, un parking apparaît sur la droite. De là, continuez à pied jusqu’au Brough.
Ensuite, reprenez simplement la route en sens inverse ; la A960 vous ramène en toute sécurité à Kirkwall. Une fois à Kirkwall, tournez ici à gauche dans Easdale Loan, puis de nouveau à gauche dans la rue suivante, « Holm Road ». La Highland Park Distillery apparaît alors.
ÉTAPE 5 – Highland Park Distillery (1 heure sur place)

Avant de rentrer tout à fait, un court arrêt s’impose à la distillerie qui surplombe Kirkwall. La dernière visite guidée y démarre à seize heures, ne la manquez pas. Vous pouvez garer la voiture sur le parking en contrebas. Après la visite et un peu de shopping, retour à Kirkwall.
KIRKWALL – Arrivée et balade en ville
Pour ceux qui ont encore le temps et l’envie, place à la découverte du centre-ville.
Les incontournables sont la St Magnus Cathedral (en allemand pour l’instant), le Bishop’s Palace (en allemand pour l’instant) et l’Earl’s Palace (en allemand pour l’instant). Ils se trouvent tous très proches les uns des autres, pour ainsi dire au même carrefour.

Astuce photo : pour capturer la cathédrale dans son ensemble, un objectif grand angle est nécessaire.
Histoire des Orcades : âge de pierre, Pictes, Vikings
Entre 4000 et 2000 avant J.-C., les Orcades connurent un premier âge d’or culturel. À cette époque, les anciens chasseurs-cueilleurs s’étaient sédentarisés et commençaient à exploiter agricolement le sol fertile des îles. Cette sédentarisation s’accompagna d’un essor de l’art de bâtir : les peuples néolithiques érigèrent de nombreux tumulus de pierre renfermant une chambre intérieure – les fameux chambered cairns.
Le représentant le plus célèbre en est Maes Howe (en allemand pour l’instant), près de Stromness. Mais il en existe près de soixante-dix autres. Il y a aussi des cercles de pierres et des monolithes, comme les Standing Stones of Stenness (en allemand pour l’instant), la Watch Stone, l’Odin Stone et le Ring of Brodgar (en allemand pour l’instant). Et enfin, il y a le village néolithique de Skara Brae (en allemand pour l’instant), qui aurait été habité dès 3200 avant J.-C. La plupart de ces monuments font d’ailleurs partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils sont regroupés sous le nom de « The Heart of Neolithic Orkney » – le cœur néolithique des Orcades.

Mais durant l’âge du bronze, de 1800 à 800 avant J.-C., les structures communautaires des peuples néolithiques se disloquèrent. Le climat changea également, rendant les conditions de vie plus rudes ; il devint plus froid et plus humide. Cette tendance se poursuivit à l’âge du fer. C’est de cette époque que datent des constructions comme les brochs, sortes de tours de défense rondes, dont on comptait plus d’une centaine sur les Orcades – une mode qui s’était d’ailleurs aussi répandue sur le continent écossais, notamment dans le comté de Caithness (en allemand pour l’instant). On ignore encore aujourd’hui contre qui ces constructions élaborées devaient protéger, ou si elles avaient plutôt une fonction de prestige. Mais elles sont en tout cas très belles à voir.
Vers la fin de l’âge du fer, c’est-à-dire au Ier siècle avant J.-C., les Romains annexèrent de vastes portions de la Grande-Bretagne. Rien n’indique qu’un soldat romain ait jamais posé le pied sur l’une de ces îles, mais Romains et Orcadiens se connaissaient. Ainsi, les chefs locaux se seraient soumis aux Romains pour éviter les ennuis. Des découvertes d’amphores témoignent au moins d’une certaine forme d’échange, mais une véritable soumission relevait sans doute davantage d’une exagération des historiens romains.
Durant les premiers siècles après J.-C., les Orcades faisaient partie de la nation picte – même s’il s’agissait d’une région éloignée du cœur du territoire. Des découvertes de cette époque attestent d’ailleurs clairement de ce lien. Par exemple, la pierre picte du Brough of Birsay, dont une copie est encore visible aujourd’hui sur place.

Mais ce sont les Vikings (en allemand pour l’instant) qui allaient laisser une empreinte culturelle vraiment durable sur les Orcades. Ils allaient y rester très longtemps et marquer les îles pendant des siècles. Ils apparurent pour la première fois au plus tard au VIIe siècle après J.-C. ; lorsque leurs descendants, les Norvégiens, durent finalement céder la souveraineté de l’archipel à l’Écosse en 1468, près de 800 ans de domination nordique s’étaient écoulés. C’est durant cette période que naquit même toute une saga, l’Orkneyinga Saga, qui raconte, mi-fictive mi-réelle, les événements survenus sur les Orcades.
Les Orcades connurent cependant leur pire tyrannie sous les Stewart, à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. Ils ne connaissaient que l’avidité, ce que révèle aussi la ruine de l’Earl’s Palace (en allemand pour l’instant).
Le port naturel de Scapa Flow joue d’ailleurs un rôle majeur. Entre les îles de Mainland, Burray, South Ronaldsay, Flotta et Hoy, la mer forme un bassin protégé. Ce port naturel était déjà connu des Vikings, mais ce n’est que lorsque le conflit avec la France rendit la Manche dangereuse que l’intérêt de la marine britannique pour ce site grandit. Scapa Flow allait ensuite être le théâtre de drames étroitement liés, eux aussi, à l’histoire allemande.

C’est ainsi que reposent au fond de Scapa Flow les navires Dresden, Köln, Karlsruhe, Kronprinz Wilhelm, Markgraf, König et Brummer – autant de noms de navires de guerre allemands. Il n’en reste que sept sur les 52 d’origine ! Après l’armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale, la flotte de haute mer allemande, sous le commandement du contre-amiral Reuter, devait en effet y être remise aux Britanniques. Lorsque le traité de paix fut finalement signé en juin 1919, Reuter décida de saborder la flotte. Ce fut la plus grande perte de navires jamais enregistrée en une seule journée. La plupart furent renfloués par les Britanniques dans les années qui suivirent, mais sept restèrent au fond – pour le plus grand plaisir des plongeurs amateurs d’épaves d’aujourd’hui.
Les Orcades entretiennent aussi un lien avec l’histoire allemande, pas entièrement heureux. D’une part, parce que la flotte allemande de la Première Guerre mondiale y repose ; elle devait y être remise aux Britanniques, mais le capitaine préféra saborder les navires. D’autre part, parce que c’est ici qu’eut lieu l’attaque dévastatrice du commandant de sous-marin allemand, le capitaine de corvette Günther Prien, contre le cuirassé Royal Oak, qui mouillait dans le port de Scapa Flow, près de Kirkwall. Le 14 octobre 1939, Prien envoya plus de 800 marins à la mort, dont environ 120 âgés d’à peine 14 à 18 ans. En réponse à cette attaque, les Churchill Barriers (en allemand pour l’instant) furent construites ; elles relient aujourd’hui encore de petites îles à Mainland.
